Grève SNCF : les syndicats menacent de durcir le mouvement

Réduction finances

Alors que le projet de loi de réforme ferroviaire arrive en discussion à l’Assemblée nationale ce lundi, chez les syndicats comme au gouvernement, on durcit le ton.

Côté gouvernement, pas question de négocier l’abandon du statut pour les nouveaux cheminots ou la transformation de la SNCF en société anonyme. Deux points de blocage importants pour la CGT, l’Unsa, SUD Rail et la CFDT qui s’étonnent du silence « assourdissant » d’Emmanuel Macron sur ce dossier. Le Président de la République devrait s’exprimer jeudi lors du journal de 13 heures de TF 1.

Menace de grève en juillet

En attendant, ce dimanche, au troisième jour de grève des cheminots de la SNCF contre la réforme du ferroviaire, pas le moindre début d’une solution de sortie de crise. Pire même, vendredi après-midi, à l’issue d’une nouvelle séance de concertation au ministère des Transports, Laurent Brun, secrétaire général de la CGT-Cheminots, a menacé de prolonger le mouvement au-delà du 28 juin si le gouvernement persiste dans la « posture dans laquelle il est actuellement ».

Syndicats et gouvernement : même détermination

Concrètement, les cheminots pourraient poursuivre leur préavis de grève de deux jours tous les cinq jours en juillet, en pleines vacances estivales. « Nous allons tenir un marathon si le gouvernement nous l’impose », a averti le patron de la CGT-Cheminots. Dans une interview au Parisien, Édouard Philippe réplique : « J’entends la détermination de certaines organisations syndicales, mais qu’ils entendent bien la mienne aussi », prévient le Premier ministre. Bref, voyagez en train pendant les prochaines semaines relèvera de l’exploit.

Un peu moins de grévistes le dimanche

Ainsi, pour la journée de ce dimanche, même si la SNCF prévoit un trafic un peu moins perturbé que lors des deux journées de grève précédentes, le nombre de train en circulation restera très bas. Une statistique pas vraiment surprenante. « C’est classique, dans tous les mouvements de cheminots, le dimanche, il y a toujours moins de grévistes. Ils préfèrent se mobiliser un jour ouvré », assure un syndicaliste. Les yeux du gouvernement et des cheminots grévistes seront donc plutôt rivés sur la journée de lundi, et encore plus sur celles des 13 et 14 avril, pour déterminer si le mouvement s’inscrit dans la durée.

Le risque de la radicalisation

« A six jours de grève, on rentre dans le dur, confie une source à la SNCF. Le portefeuille des cheminots va commencer à souffrir ». Une étape décisive, bien comprise par les syndicats, qui battent le rappel : « Plus que jamais on appelle les cheminots à se mobiliser », lance Roger Dillinseger (Unsa). Tandis que Didier Aubert prévient le gouvernement : « Plus le conflit va durer, plus les positions vont se radicaliser. C’est irrationnel. Les cheminots ayant perdu trop de journées de grève ne veulent pas reprendre le travail pour rien ».

Quelle forme pourrait prendre la radicalisation ? « Il n’est pas question de saboter notre outil de travail, balaye Fabien Villedieu de SUD Rail. Mais certains cheminots poussent à lancer une grève reconductible ».

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